Un peu de stress, c’est naturel pour le corps : il nous mobilise face à un défi et agit comme un levier qui nous propulse dans l’action. Le problème commence quand il ne redescend plus. En tant que psychologue du travail, voici les cinq signaux que je vois le plus souvent chez les personnes qui s’épuisent sans s’en rendre compte.
1. La fatigue ne part plus avec le repos
Tu dors, tu prends ton week-end… et le lundi matin tu es déjà vidé. Quand la récupération ne suffit plus, c’est que la charge dépasse tes ressources depuis un moment.
2. Tu es plus irritable qu’avant
Les petites choses t’agacent, tu réponds plus sèchement, tu te sens à fleur de peau. L’irritabilité est souvent un signe que ton système nerveux est en alerte permanente.
3. Ton sommeil se dérègle
Difficultés à t’endormir parce que tu repasses ta journée. Réveils à 04h00 avec la liste des tâches en tête : le sommeil est l’un des premiers indicateurs de surcharge.
4. Tu n’arrives plus à couper
Tu consultes tes mails le soir, tu penses au travail en vacances, tu culpabilises de te reposer. La frontière entre vie pro et vie perso s’estompe peu à peu.
5. Ce qui te motivait te laisse indifférent
Perte de sens, sentiment de faire les choses « en pilote automatique », cynisme vis-à-vis de ton travail : c’est un signal à prendre au sérieux, car c’est l’une des composantes de l’épuisement professionnel.
Que faire, dès cette semaine ?
- Nomme ce qui pèse. Écris les trois sources de stress principales. Les voir noir sur blanc aide à distinguer ce qui dépend de toi et ce qui n’en dépend pas.
- Identifie un sas de décompression. 10 minutes entre le travail et la maison : marcher, respirer, écouter de la musique.
- Respire lentement 3 fois par jour. Inspire 4 secondes, expire 6 secondes, pendant 3 minutes. L’expiration longue aide le corps à sortir du mode alerte en apaisant ton système nerveux autonome (parasympathique).
- Parles-en. À un proche, à ton médecin, au service de santé au travail, ou à un psychologue.
Si plusieurs de ces signaux durent depuis des semaines, n’attends pas que ça « passe tout seul ». Consulter tôt, c’est souvent éviter un arrêt plus long ensuite.
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