Première séance chez le psychologue : comment ça se passe ?

Pousser la porte d’un psychologue pour la première fois, ce n’est pas neutre. Ça peut impressionner. On se demande d’abord si on en a vraiment besoin. Si franchir le cap n’est pas s’avouer que l’on se trouve en échec. Beaucoup de réflexion précède la prise de rendez-vous. Quoi dire, par où commencer, si notre problématique est « assez grave ». Alors pour rester dans le concret et éviter la naissance d’idées reçues dans l’esprit, voici comment se passe une première séance avec moi, pour arriver la tête moins remplie.

Avant la séance : pas besoin de préparer quoi que ce soit

Nul besoin d’arriver avec un discours structuré. Beaucoup de personnes commencent par « je ne sais pas trop par où commencer », et c’est un très bon point de départ. Si tu veux, tu peux noter deux ou trois situations récentes qui t’ont pesé : ça aide parfois à démarrer.

Pendant la séance : on part de ta demande

La première heure sert surtout à comprendre ce qui t’amène et poser le contexte. On appelle ce premier échange l’anamnèse :

  • ce que tu vis en ce moment et depuis quand ;
  • ce que tu as déjà essayé ;
  • ce que tu aimerais voir changer, même si c’est flou ;
  • ton contexte : travail, relations, sommeil, énergie.

Je pose des questions, je reformule pour m’assurer de comprendre, et on commence à mettre des mots sur des choses qui tournaient en boucle. Selon ce qui se présente, on peut déjà expérimenter un outil simple : un exercice de respiration, un changement de regard sur une situation, une petite action à tester dans la semaine.

Ce que la séance n’est pas

Ce n’est ni un interrogatoire, ni un jugement. Tu restes libre de ce que tu partages. Et tout ce qui se dit reste confidentiel : c’est une obligation déontologique du psychologue.

Après : combien de séances ?

Il n’y a pas de règle. Certaines personnes viennent pour une ou deux séances autour d’une décision ou d’un moment difficile. D’autres préfèrent un accompagnement sur un mois, avec un suivi plus rapproché. On en parle ensemble à la fin de la première séance, sans engagement. C’est important d’être clair avec soi dans ces moments. Le ressenti après la première séance est décisif. C’est ce qui t’indique la qualité du lien instauré avec le thérapeute.

Comment savoir si c’est le bon moment ?

Si tu te poses la question, c’est souvent que quelque chose mérite d’être regardé. Stress qui ne redescend pas, émotions qui débordent, sentiment de tourner en rond, décision qui bloque : ce sont autant de bonnes raisons de consulter, bien avant que « ça aille vraiment mal ». Mon invitation : écoute-toi et ose prendre la décision qui sonne juste pour toi.

En cas d’urgence ou de pensées suicidaires, contacte le 3114 (numéro national de prévention du suicide, 24 h/24) ou le 15.

Envie d’en parler ? Je reçois au cabinet, 32 rue Pastourelle (Paris 3e), ou en visio. Prendre rendez-vous.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *